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Description du blog felin :
Le vendredi 13 octobre 2001 une chatte noire, SDF de surcroit a accepté de combler le vide creusé par la mort foudroyante de Zazie dans le coeur de 2 anciens. Ils l'ont baptisée Zoé et depuis elle les soumet à son autorité plutot bienveillante !

Création : Dimanche 30 Sept 2007
Dernier article : 30 Mars 2009
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Note de ce blog : 10/10*
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Chapitre 9 - Première escapade
Moi qui avais connu la rue, moi qui avais connu le grand bonheur de vivre dans une villa avec son jardin et tous les jardins des voisins alentour je me suis retrouvée prisonnière d'un appartement certes plutôt spacieux mais dans lequel je me sentais devenir folle. Je ne cessais de miauler d'une voix rauque pour montrer à mes deux maîtres à quel point j'étais malheureuse et en colère et Nona ne cessait d'essayer de me calmer à coup de caresses et de bisous mais rien n'y faisait, rien ne pouvait arrêter mes récriminations.
Il y avait une loggia qui donnait sur la rue et l'appartement était situé au 2ème étage alors je restais des heures le nez tendu vers le monde extérieur en cherchant un moyen de la rejoindre.
Nona, qui m'observait s'inquiétait et disait à Tita : " regarde là, elle passe sa vie à regarder dehors, un jour elle va sauter ! " et Tita répondait : " mais non, c'est impossible, les chats ont un grand sens du danger et n'ont jamais envie de se suicider, tu t'inquiètes pour rien ! "
Mais moi, petit à petit, à force d'examiner les murs de l'immeuble, j'ai repéré une petite corniche au 1er étage qui pourrait me servir de première étape avant le trottoir et cette petite corniche m'obsédait. C'était risqué et j'ai attendu plusieurs jours avant de me décider puis un matin j'ai fait le grand saut et je me suis retrouvée sur cette petite corniche, un peu inquiète et me demandant comment atteindre le trottoir. Comme j'étais là à chercher la solution j'ai vu apparaitre sur ce trottoir Nona affolée et Tita cherchant à la rassurer qui tous deux m'appelaient et me criaient de ne pas bouger et que Tita allait venir me chercher. Me chercher alors que j'étais si près de la liberté ! Pas question !
J'ai repéré un muret et après avoir bien apprécié comment éviter les piques de la grille qu'il y avait au milieu j'ai bondi telle la panthère miniature que je suis. Tita était tout près de ce muret et il a essayé de m'attraper mais on ne m'attrape que si je veux et là je ne voulais absolument pas renoncer à rejoindre le monde de la rue que je connaissais bien. Il a refermé ses mains sur le vide pendant que je détalais le long du mur et quelques mètres plus loin j'ai sauté sur un autre muret qui donnait sur un jardin, j'ai plongé de l'autre coté et je me suis retrouvée libre au milieu des fourrés, des arbres et des plates bandes !

J'étais étourdie de bonheur alors que je découvrais un nouveau territoire et je n'entendais que vaguement les appels désespérés de Nona et Tita qui s'égosillaient mais je n'avais aucune envie de faire demi tour et j'allais d'un fourré à l'autre sans aucun remord ! C'étais un jardin assez peu entretenu et j'apprendrais bientôt que c'était celui du commissariat de police.
Au bout de quelque temps mes pérégrinations m'amenèrent au pied d'un petit muret surmonté d'un grillage avec juste au dessus un autre jardin dont je voyais les arbustes dépasser. Comme je suis très curieuse je décidais d'aller voir la haut de quoi il retournait et j'ai donc bondit sur ce muret, j'ai escaladé le grillage pour me retrouver dans un jardin plus petit mais habité par un autre chat qui trônait sur une petite plate forme de béton bien ensoleillée. Nous avons commencé par nous observer, je le défiais du regard d'abord en me tenant assez loin, puis en me rapprochant lentement. Manifestement il se prenait pour le maître des lieux mais moi qui avait connu la rue il n'y a pas si longtemps je n'ai " ni dieux ni maître " comme dit un chanteur qu'écoute souvent Tita.
Une explication allait forcément avoir lieu pour que l'on sache comment allait se répartir les rôles et qui aurait la priorité pour se chauffer sur cette terrasse !
Les chats ne sont pas comme les humains : ils réfléchissent beaucoup avant de s'affronter et nous avons passé une longue période à nous jauger, à espérer, l'un comme l'autre que l'un de nous allait faire allégeance et soudain, au milieu de ce défit j'ai entendu soudain les appels de Nona : " Zoé, Zoé " et je l'ai aperçu me faisant des signes d'une fenêtre d'un immeuble qui surplombait le jardin où je défiais ce chat qui se prenait pour le patron. J'ai fait comme si je ne l'entendais pas et alors que je me retournais vers mon adversaire celui-ci a choisi de me sauter dessus. Mal lui en a pris car si notre empoignade n'a duré que quelques secondes il a immédiatement compris qu'il n'était pas de taille à soumettre une panthère noire qui avait connu des bagarres bien plus sévères lorsqu'elle était SDF et que sa vie dépendait de sa capacité à se faire craindre. Dans le square qui autrefois me servait de squat plus aucun chat ne se risquait à me défier.
Ainsi la nouvelle hiérarchie étant établie je me suis allongée de tout mon long au centre de la dalle de béton et comme je suis brave comme disent les gens de ce pays j'ai laissé l'autre se coucher dans un des coins, il me tournait le dos mais ne pouvait s'empêcher de m'observer du coin de l'œil. Et pendant ce temps là, à intervalles plus ou moins courts Nona appelait " Zoé ! Zoé ! reviens " sans provoquer en moi la moindre envie de lui obéir. La nuit est venue et j'ai continué à aller par ci, par là, retrouvant des sensations perdue et ce n'est qu'au lever du jour que j'ai soudain senti la faim me tenailler le ventre et aussi l'envie de me mettre en boule et de dormir sur mon gros pouf dans cet appartement où j'étais habituée à un confort qui, à ma grande surprise commençait à ma manquer.
Signe du destin j'entendis Tita qui criait : Zoé, Zoé " en secouant un paquet de croquettes et c'est ce bruit qui me fit courir jusqu'à lui. Je me suis laissée attraper et nous avons pris l'ascenseur pour nous retrouver dans l'appartement et là j'ai dû entendre les longs reproches de Nona, les "vilaines" en veux-tu en voilà et puis pour finir de gros câlins qui, eux non plus n'en finissaient pas.
Et cette première aventure s'est terminée par une pâtée que j'ai trouvée particulièrement succulente et par une sieste qui a durée presque toute la journée!
Les jours suivant j'ai beaucoup apprécié mon appartement et le confort dont je jouissais mais, au bout de quelques jours la nostalgie de la liberté m'a repris et je me suis mis à miauler sans arrets pour faire comprendre que je voulais sortir ! Nona, qui passait presque tout son temps dans l'appartement avait bien compris ce que je voulais et tentait de me raisonner, puis sur les conseils de Tita elle accepta qu'il me lache dans le jardin de la gendarmerie. J'y batifolais, ivre de joie passant d'un massif à l'autre, dormant au soleil et escaladant le grillage pour dormir au soleil sur la dalle de ciment que j'avais annexé pendant que Nona, m'apercevant depuis sa fenêtre m'abreuvait de Zoé, Zoé.Ainsi pendant plus d'un an j'ai bénéficié de bons de sortie que je prolongeais parfois jusqu'au lendemain matin au grand desespoir de ma maîtresse.


 Posté le Lundi 15 Décembre 2008 à 23h37 | | Retour au blog